Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin : un plat indigeste (partie 2)

Retour à la partie 1

Un écoquartier qui n’a d’écologique que le nom

Comme l’attestent les documents historiques (plan de ville, photos de début du 20ème siècle, et témoignages de vieux dijonnais) le site de l’Hôpital était il y a peu une ile. Le cours actuel de l’Ouche n’est pas naturel, cette rivière est déviée. C’est donc sur l’ancien lit de cette rivière que se construit cet « écoquartier ».

L’hôpital général situé sur une île (encadré rouge)

Alors que partout en France, de plus en plus de communes sont dévastées par les assauts de cours d’eau transformés en fleuve lors de fortes pluies de plus en plus fréquentes, il est étonnant que les abords de l’Ouche et son ancien lit soient bétonnés et densément urbanisés. Les lois naturelles ne concerneraient pas Dijon ? Ce qui s’est produit cet été en Belgique, en Allemagne, ne pourrait se produire à Dijon ?….Et pourtant, il y a peu, en 2014, 2015 et 2017, Dijon a été inondée. Dans la résidence voisine de la cité de la gastronomie, c’est presque 2 mètres d’eau à certains endroits dans les garages souterrains qui ont stagné pendant 1 mois suite à la crue de cette anodine rivière. Depuis des pompes auraient été installées et fonctionneraient lorsque le niveau de l’ouche deviendrait inquiétant. En sera-t-il de même dans les immeubles de cet écoquartier ? Alors, pourquoi construire des logements, et densifier une zone qui a connu des inondations ?

Vue aérienne au début des travaux

En 2016, un élu dijonnais, monsieur Franck Ayache, alertait les autorités au travers d’une lettre ouverte sur ce risque d’inondation. Mr Ayache évoquait les inondations de 2014, source de gros dégâts au sein des bâtiments modernes de l’Hôpital Général, et le fait que le site avait été grandement envahi par l’eau. C’est en remplacement de ces bâtiments modernes que vont être construit des résidences.

Dans un avis de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement) l’autorité environnementale relative au permis d’aménager, il est fait mention de la présence de nappes phréatiques sur le projet de CIGV, et de leur vulnérabilité : « la grande vulnérabilité de cette nappe doit pousser le projet à mettre en place des mesures pour éviter une dégradation de la qualité des eaux »

Un complexe cinématographique est lui aussi construit sur un ancien bras de rivière, et en partie sur les vestiges archéologiques évoqués précédemment. Lors du comblement de cette rivière au début du 20ème siècle, des arbres et des fourrés ont été plantés et ont permis le développement de toute une biodiversité (écureuils, hérissons, mésanges, rouge gorges, lézards sans compter les nombreux insectes). Ce complexe cinématographique peut il revendiquer l’étiquette écologique, suite à l’arrachage de ces arbres, de ces fourrés et la destruction de la biodiversité présente, pour l’édifier ?

Les arbres qui font face à la longue façade sud de l’hôpital ne devraient leur survie qu’au fait d’être un Espace Boisé Classé. Ces 3 000 m2 n’auraient pu être bétonner sans créer une vaste polémique et ternir encore plus une image de la Cité de la Gastronomie, loin de faire l’unanimité auprès des dijonnaises et dijonnais. Et pourtant, sur les 165 arbres présents sur le site, seulement 64 auraient été conservés, les autres auraient été remplacés par de jeunes arbres. (Dijon Mag de juillet aout 2021).

Espace Boisé Classé (en rouge) clairsemé : 101 arbres arrachés

Ainsi, pour construire cet écoquartier et autres infrastructures de la CIGV, combien d’arbres dont certains plus que centenaires auraient été arrachés ? Leur remplacement par des jeunes arbres, les toits végétalisés, vantés par la mairie ont ils le même impact, indice écologique ? Qu’en est-il de la biodiversité dérangée par ces travaux, cette densification ? Où est l’écologie ?

La Mairie peut communiquer et donner des noms à consonance verte et écologique, cette cité de la gastronomie avec ses nouvelles constructions et aménagements est un désastre en termes d’environnement. Ce ne sont pas les quelques ruches et études de scientifiques qui peuvent exonérer la Mairie de Dijon d’une atteinte à l’environnement.

Avenue de l’Ouche avant et pendant les travaux

Sur cet aspect de l’environnement, il est troublant que la Mairie n’a que peu communiqué sur la dépollution du site, comme si ce sujet était tabou et pouvait entacher l’image de la CIGV : seul un article du Bien Public l’évoquait brièvement le 28 juillet 2016. « Selon la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, deux sites du vieil hôpital s’avèrent incompatibles avec un usage résidentiel voire tertiaire ». Il est ainsi évoqué la présence de tétrachloroéthylène, substance cancérigène utilisée comme solvant et nettoyant à sec pour les textiles et dont la présence dans les sols résulterait de l’activité de la blanchisserie de l’hôpital. Il semblerait que c’est sur l’emplacement de cette blanchisserie, qu’aurait été édifié le programme de logement social de Grand Dijon Habitat dont le Directeur est Monsieur Hamid El Hassouni, 6ème Adjoint au Maire délégué à la jeunesse. Le deuxième site se situerait au niveau du parc de Machefer et consisterait en des résidus de combustion de déchets ménagers de l’hôpital. Cet article énonçait, en 2016, qu’afin de pouvoir construire des logements, « les terres de la blanchisserie devraient être évacuées et celles du parc de Machefer confinées». Puis l’article évoquait que ce serait la solution du confinement des deux zones pour des raisons de couts et avantages qui serait retenue, avant de conclure par la formule « Un dossier à suivre ».

A gauche blanchisserie de l’hôpital, à droite héliport sur l’ancien cours de l’Ouche

Qu’en est il actuellement ?

Un succès illusoire et fabriqué pour assurer la rentabilité ?

En 2016, la Mairie de Dijon communiquait une prévision de fréquentation de cette cité de la gastronomie de 1 million de visiteurs. Chiffre qui n’a pas manqué de faire polémique, lorsque l’on sait que le premier site côte d’Orien par le nombre de visiteurs sont les « Hospices de Beaune » avec un peu moins de 500 000 visiteurs. Des explications sont demandées à la mairie de Dijon sur l’origine et le mode de calcul de ces prévisions. Le Maire répond que ce flux de visiteurs se répartirait pour moitié entre le complexe cinématographique et la Cité de la Gastronomie.

Dans le Bien Public du 03 février 2016, il est mentionné que « pour équilibrer financièrement l’opération et garantir au site l’affluence espérée, il y aura un pôle commercial (4 500 m2),et un complexe cinématographique de 13 salles ».

En septembre 2016, deux opérateurs confirmeront investir dans le complexe cinématographique :

  • Ciné Alpes, groupe familial indépendant, qui détient déjà sur l’agglomération Dijonnaise le complexe cinématographique Cap Vert à Quétigny. Il ouvrira le cinéma grand public baptisé « Ciné Ducs » 3 900 m2 -1 513 fauteuils répartis sur 9 salles, dont la présidente Line Davoine, espère au début une fréquentation de 350 000 entrées.
  • Le collectif des salariés de l’Eldorado, cinéma d’Art et d’Essai ouvrira un cinéma qui s’appellera « Supernova » 1 500m2 – 617 fauteuils répartis sur 4 salles. Une fréquentation de 150 000 entrées est envisagée.

La création de ce complexe cinématographique à la Cité de la Gastronomie serait donc essentiel au risque de tuer les cinémas historiques (Darcy et Olympia – 450 000 entrées) du centre ville et l’attractivité d’une partie de ce centre ville. Mme Massu, propriétaire de ces établissements liés à l’histoire et à la vie dijonnaise n’a pas manqué de réagir : « Je ne vois pas le rapport entre un gamin qui viendra regarder le dernier Spiderman en achetant du popcorn et un touriste asiatique visitant la cité… »

Sentier Batier entre le parking de l’hôpital Général et la rue du Faubourg Raines, remplacé par le complexe cinématographique.
A gauche future esplanade avec le « canon de lumière »

L’implantation de ce complexe va être sujet à interrogation et à polémique puisque Dijon afficherait avec 1 fauteuil pour 40 habitants un ratio élevé dans le secteur, alors que la moyenne nationale à l’époque était de 1 fauteuil pour 58 habitants. Déjà en juin 2014, la ville voisine de Dijon, Chenôve s’était vu refuser l’autorisation d’implantation d’un complexe cinématographique un peu moins important (10 salles – 1 900 fauteuils) sur son territoire communal par la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC), puis en novembre 2014 devant la Commission Nationale au motif que l’agglomération dijonnaise était suréquipée.

C’est cette même Commission Nationale d’Aménagement Commercial qui a validé le 17 mars 2017 l’implantation du Multiplexe à la Cité de la Gastronomie sur Dijon, après le refus de l’instance Départementale le 25 octobre 2016. La présence du Maire de Dijon aurait elle eu une influence sur ce revirement, voire cette contradiction ?

Suite à cette validation de mars 2017, Madame Massu (directrice des cinémas du centre ville) fera les déclarations suivantes : « Je suis très surprise…C’est très rare qu’une décision de la CDAC soit contredite par la CNAC… J’annonce dès à présent la fermeture du cinéma Darcy à l’ouverture de la CIGV. Car avec cette décision, il ne pourra pas survivreC’est aussi contradictoire avec la jurisprudence de 2015 lorsque la CNAC avait refusé l’implantation d’un multiplexe à Chenôve… Nous sommes ici dans la même situation ».

Il ne faut pas perdre à l’esprit que sans la présence de ce multiplexe cinématographique, la fréquentation n’atteindrait pas les prévisions de la municipalité et donc la rentabilité souhaité du site géré par Eiffage. Comme pour Lyon, il ne serait pas exclu que la Cité de Dijon puisse fermer purement et simplement. Cette possibilité avait d’ailleurs été évoquée en 2015 dans la presse locale, et avait poussé François Deseille (adjoint au maire, en charge du dossier de la Cité de la Gastronomie) a affirmé « Eiffage n’aurait aucun intérêt à se séparer de la Cité….mais rien ne lui interdit ».

Ainsi, le 24 juin 2018, la ville de Dijon votait une subvention pour la réalisation de ce cinéma Art et Essai à hauteur de 400 000 euros.

Dans une interview en mars 2016, François Deseille parlait d’une « réorganisation de l’offre cinématographique ». Mais à quel prix ?

Le nombre d’entrées sur l’agglomération dijonnaise, suivant les années 2013 à 2019, oscille entre 1,3 et 1,5 millions, mais sans connaître une réelle croissance. Cette fréquentation s’adaptera donc à la réorganisation voulue par la municipalité, quitte à créer pour certaines structures ancienne ou nouvelles des difficultés financières. Avec l’ouverture de nouvelles salles, ce volume d’entrées ne pourra que se répartir sur l’offre existante, sachant qu’au vu des professionnels de l’activité, cet offre est en excès, il ne pourra y avoir que des difficultés financières.

Il ressort des déclarations de François Deseille et d’autres élus que la municipalité et Eiffage avait un souci de rentabilité de ce projet, et que seul l’implantation de ce complexe pouvait résoudre cette équation quitte à tuer ou porter atteinte à l’animation et fréquentation du centre ville. Les craintes évoquées non seulement par certains élus d’opposition et la CDAC mais surtout par Mme Massu se trouveraient légitimées.

Vue aérienne de la CIGV. En vert: complexe cinématographique, en rouge : espace boisé classé, en jaune: programme immobilier Eiffage. Le vieil hôpital abrite une résidence de luxe et un hôtel 4*

Qu’en sera t’il pour les cinémas du centre ville du groupe Massu ? Auront ils droit à des subventions de la Côte d’Or, des aides municipales (donc du contribuables) comme c’est le cas pour l’Eldorado et Supernova ?

Avec l’ouverture du Supernova en catégorie Arts et Essai, quelle va être l’évolution de l’Eldorado ? Ce cinéma historique de Dijon avec sa façade Art Déco classée va t’il être une victime collatérale de l’ouverture du Complexe cinématographique ? Il serait prévu de transférer son activité au Supernova ?

Le groupe Ciné Alpes, détenteur du Cap Vert à Quétigny concentrait en 2015 presque 60% de la fréquentation. Avec Ciné Ducs, appartenant au même groupe Ciné Alpes, ce pourcentage ne peut qu’augmenter et créer une situation de presque monopole sur les choix de programmation et de liberté d’accès à la pluralité de l’offre. Ne serait ce pas une forme de censure et de limites de choix culturel ? D’autant plus si l’un ou les deux cinémas du centre ville venaient à fermer ?

Un non respect flagrant de la Loi patrimoine et de la Convention UNESCO de 1972

L’Hôpital Général est composé de bâtiments d’époques différentes et comportent de très belles œuvres d’art. Dès le début du 20ème siècle, des mesures sont prises pour la protection de ce patrimoine architectural et artistique. La chapelle Sainte Croix de Jérusalem est classée Monument Historique par arrêté du 20 juillet 1908, puis c’est la façade de la Grande Chapelle qui fait l’objet d’une inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 08 mai 1930. L’arrêté du 10 septembre 1937 vient élargir l’inscription aux Monuments Historiques à d’autres éléments structurels et décoratifs. Enfin, l’arrêté du 11 avril 2007 complétera les précédentes inscriptions et classements à une grande partie du bâtiment qui n’avait pas été encore protégée. (Base Mérimée – Référence PA00112275).

Du fait de ces mesures l’Hôpital Général relève de la législation des Monuments Historiques. Cet ensemble architectural ne peut faire l’objet de modifications, de destructions, ou d’ajouts sans que le Ministère de la Culture en soit averti, afin de les valider ou les refuser par l’intermédiaire des ses délégations régionales, les DRAC. Le site de l’Hôpital relevait jusqu’en juillet 2016, de la loi sur la protection du patrimoine de 1962 dite loi Malraux, puis de la loi du 16 juillet 2016.

Le point commun à ces deux lois est la mise en place d’un périmètre délimité autour des Monuments classés ou inscrits, assurant leur protection et évitant toutes destructions ou constructions abusives.

Au vu des nombreuses constructions à proximité immédiate de l’hôpital, les articles 621-30 et 621-31 de la loi patrimoine du 16 juillet 2016 ne seraient pas respectés (aucune construction nouvelle ne peut se faire sans respecter un périmètre minimum de 500 m).

La ville de Dijon est très au courant de ces dispositions légales sans pour autant les respecter : le maire de Dijon est le président de Dijon Métropole, dont la revue (Dijon Métropole automne 2021) évoquait cette règle des 500m. Dans cet article intitulé « Les abords des monuments historiques mieux protégés » Dijon Métropole affirme non seulement respecter cette règle mais l’amplifier… C’est hélas faux, les faits démontrant le contraire (voir photos).

Au vu des art 621-9, art 621-27 art 621-31, et surtout art 621-32, si autorisation il y a eu, conformément à la loi, pour quelles raisons l’Architecte des Bâtiments de France a-t-il autorisé ces travaux ?

Les motifs de cette autorisation sont-ils en accord avec les principes de sauvegarde et de mise en valeur de monuments historiques et de leurs abords ?

Au vu de l’art 632-2, l’intérêt public a-t-il été respecté par l’Architecte des Bâtiments de France en autorisant les travaux sur le site de l’Hôpital Général, classé Monument Historique ?

Cet hôpital se trouvant à la limite du centre historique de Dijon classé au patrimoine Mondial de L’UNESCO dans le cadre des climats de Bourgogne, est il concerné par le classement UNESCO ?

A la consultation des documents UNESCO, la réponse serait positive. Les raisons en seraient :

  • L’hôpital est lié à l’histoire du centre historique et des Ducs de Bourgogne. Or ce centre historique a été classé Patrimoine UNESCO dans le cadre des Climats de Bourgogne pour le lien entre les Ducs de Bourgogne et la vigne.
  • Depuis longtemps, l’hôpital détient des vignes et à ce titre, tout comme les hospices de Nuits Saint Georges et de Beaune, a joué et continue de jouer un rôle important sur le développement des vins de Bourgogne et sur la côte viticole classé UNESCO dans le cadre des Climats de Bourgogne.
  • A la lecture de différents documents faisant la promotion des climats de bourgogne, le vieil hôpital, par le fait qu’il abrite la Cité de la Gastronomie et du Vin, serait le kilomètre zéro de cette route des vins des climats de Bourgogne.

C’est donc pour ces raisons que l’on peut légitimement dire que cet hôpital est dans le classement UNESCO et donc soumis au respect de la Convention UNESCO.

Intérieur de la Grande Chapelle (avec autel classé) transformé en vinothèque

Dans cette convention, il est clairement énoncé que toute intervention sur les édifices ou secteurs classés doit être réalisée dans le respect de l’authenticité des éléments classés, ce qui signifie que l’état (via la DRAC Bourgogne Franche Comté) doit veiller à ce que ces interventions conservent ou rétablissent l’état d’origine des sites classés.

N’y a-t-il pas contradiction entre le projet réalisé par Eiffage et la Convention de L’UNESCO de 1972 ?

En conclusion,

  1. Les chiffres démontrent clairement que ce soi disant projet culturel n’est qu’une opération immobilière faite au détriment du patrimoine historique et du cadre de vie des dijonnais(es). Il est grotesque que la municipalité ne veuille pas le reconnaître, dans la mesure ou les chiffres évoqués proviennent de son service de communication qui les a diffusés dans la presse. Mais peut être que ces chiffres sont plus faciles à communiquer que d’autres, notamment ceux du contrat évoqué par Mr Bichot ? Ce projet important pour Dijon et sa population aurait mérité une réelle transparence sur tous les points, même ceux soulevés par les élus d’opposition.
  2. Au vu des faits et des constructions qui sortent de terre, on ne peut nier la recherche de densification et de rentabilité de l’espace, voulu soit par la ville de Dijon, soit par Eiffage, si ce n’est par les deux. Cette densification risque dans un proche avenir de poser problème comme c’est le cas actuellement dans le quartier Junot Drapeau. Ne sommes nous pas en présence d’une future bombe sociale urbaine ?
  3. La fréquentation et la rentabilité de la Cité de la Gastronomie, dans sa partie culture (et non immobilière), est loin d’être acquise. Et si tel était le cas, quelle en serait l’origine : le volet culture de la gastronomie ou l’activité du complexe cinématographique avec le centre commercial ?
  4. Il est clairement démontré que cette Cité de la Gastronomie, notamment avec son pseudo écoquartier n’a pas grand chose à voir avec l’écologie et l’environnement. Associer l’environnement et l’écologie avec cette cité de la gastronomie n’est qu’un artifice de communication. C’est une simple stratégie commerciale et politique qui ne colle pas à la réalité. Si des événements climatiques comme ceux de l’été 2021 en Allemagne et en Belgique avaient lieu à Dijon, la municipalité, à l’origine du projet, aurait à s’expliquer et à en répondre aux éventuelles victimes. Informé depuis longtemps, soit par des élus comme par exemple Mr Ayache, soit par des administrations comme la DREAL, la responsabilité de cette municipalité ne pourrait qu’être engagée.
  5. Ce projet porte atteinte au patrimoine de Dijon qui subit la pression des promoteurs et professionnels de l’immobilier. Il est légitime de se poser la question sur le rôle de la DRAC Bourgogne Franche Comté dans ce dossier. A- t-elle veillé à l’application et au respect de la loi sensée protéger et préserver le patrimoine ? Comment l’ABF a-t-il pu autoriser ce programme immobilier et les constructions modernes en total irrespect des dispositions légales (distance minimum légale de 500 m) ? L’UNESCO a-t-elle été informée de cette situation peu conforme à sa convention ? La Mairie a beau communiquer et faire de la désinformation ; de trop nombreuses zones d’ombres demeurent sur ce projet de Cité de la Gastronomie. Il est étonnant qu’elles ne soient pas approfondies sérieusement par les autorités compétentes, et si besoin corrigées dans l’intérêt non pas des élus, mais des citoyens et de la collectivité.

Sources

https://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/hopital-public-la-liste-des-chu-les-plus-endettes

https://www.francebleu.fr/emissions/la-cote-d-or-qui-bouge/bourgogne/cite-de-la-gastronomie-a-dijon-les-dernieres-fouilles-archeologiques-partie-2

https://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2017/10/25/dijon-ils-fouillent-le-puits-du-passe

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/lyon-cite-gastronomie-fermee-definitivement-1851040.html

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/%C3%A0-lyon-la-cit%C3%A9-de-la-gastronomie-rouvrira-en-2023/ar-AAO1UHC

https://www.cnc.fr/cinema/actualites/leldorado-dune-salle-de-bal-a-un-cinema-art-et-essai_1376993

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/cote-d-or-il-n-y-aura-pas-de-multiplexe-cinema-chenove-1416475206

http://www.impots-cible.fr/enquete-publique-cite-de-la-gastronomie/

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/cite-gastronomie-nouvelle-polemique-autour-son-financement-1690872.html